EPISODE 1
Chapitre 1 : L'œuvre d'une vie.
Celena JonesCelena, confortablement assise dans son fauteuil, attendait avec une excitation non dissimulée, le début de la diffusion. C'était la première fois qu'un film sur lequel elle avait travaillé était porté au cinéma. Habituellement, ses talents de scriptes s'arrêtaient aux publicités, ou, au mieux, à des téléfilms peu glorieux. Cette fois, on lui avait fait confiance, et apparemment, ça avait payé. Les mains moites, elle jeta un coup d'œil derrière elle, vers la salle de projection. Que pouvais bien faire le projectionniste ? Il était cruel de sa part de la faire attendre dans cet état, elle qui avait la pression de toute une équipe sur les épaules, ou tout du moins, elle le ressentait comme ça. Les lumières étaient déjà toutes éteintes depuis un petit moment, et cela annonçait généralement le lancement du film, mais pour le moment...rien. Les autres membres de l'équipe de tournage semblaient aussi impatients qu'elle.
*Ah.... enfin*
Le film commençait enfin à être diffusé à l'écran. Mais quelque chose la perturba tout de suite derrière elle. Ce bruit... qui jouait donc avec les portes du cinéma, osant gâcher ce moment unique pour elle ? Le bruit cessa fort heureusement rapidement, mais lorsque son attention pu de nouveau se recentrer sur l'écran, les images avaient changées. Les beaux clichés soignés de son superbe film étaient remplacés par une vidéo pixélisée, filmée en vision nocturne et qui représentait...une salle de cinéma. Sur les images, un homme cagoulé se levait d'un des rangs de la salle, et ce, pour aller se diriger vers les murs sur lesquels tronaient de nombreuses armes en tout genres... des armes, exactement comme celles qui étaient censées constituer le décor de leur "avant première".
* Quoi, mais....*
Ce qui glaca définitivement le sang de Juliet, ce ne fut pas de voir cet homme s'emparer d'une arme et se rediriger vers les gens qui assistaient à la diffusion, non, ce fut de se rendre compte qu'à l'un des premiers rangs, une jeune femme était son portrait craché, et pour cause, c'était elle. Elle n'assistait pas à une vidéo montée et déjà enregistrée, non, cette fois, c'était du direct.
Toutes les lumières s'éteignirent et les hurlements commencèrent à se faire entendre.